Fruits et légumes de Juin

Ça y est ils sont là les fruits et légumes que vous préférez, alors j’espère voir de jolies assiettes colorées, que vous prendrez plaisir à manger plus de légumes, de crudités et que vous apprécierez un bon fruit en dessert. Le soleil est également de retour, tout est au beau fixe pour vous remotiver !! Et je suis toujours là pour vous accompagner 🙂

Le sirop d’agave

💡Le sirop d’agave bonne ou mauvaise idée ? 💡

On m’a demandé à plusieurs reprises si le sirop d’agave était un bon choix, voici donc une petite analyse de ce produit.

Le sirop d’agave est un sucre naturel issu d’une plante : l’agave bleue, il est très en vogue et on vante son IG bas avec un pouvoir sucrant supérieur à celui du sucre raffiné (comprendre que pour obtenir le même goût sucré on en met moins que de sucre), il conviendrait aux diabétiques etc …. Que d’arguments marketing mais qu’en est-il réellement ?

Pour obtenir le sirop d’agave on fait bouillir la sève de la plante pendant plusieurs heures même procédé que pour obtenir le sirop d’érable. Le sirop d’agave est donc riche en fructose concentré (70 à 90%) c’est un sucre raffiné, assimilé rapidement et il ne peut donc pas être recommandé aux diabétiques. 

Il doit d’ailleurs être consommé avec modération par tout le monde car son excès favorise l’hypertriglycéridémie et la résistance à l’insuline.

Ce procédé de fabrication ne peut pas aboutir à un produit IG bas, l’IG du sirop d’agave est compris entre 55 et 90 (le sucre raffiné ayant un IG de 70), c’est donc une idée fausse de dire que le sirop d’agave possède un IG bas. 

Par ailleurs, c’est un aliment très souvent falsifié : 3 sirops d’agave sur 4 du commerce sont édulcorés avec du sirop de maïs (pour info le sirop de maïs c’est ce que l’on retrouve dans les produits ultratransformés sous l’appellation sirop de glucose-fructose…..) donc en fait pas si naturel ! 

Quant au pouvoir sucrant,  suivant le procédé de fabrication (ajout de sirop de maïs entre autres) on obtient une diversité de résultat.

Bilan final : il n’y a pas de réel intérêt au sirop d’agave surtout que l’on a aucune transparence sur la composition réelle de ce que l’on achète y compris en épicerie bio. Je dirai donc en conclusion que le sirop d’agave est plutôt une fausse bonne idée et si vous êtes diabétique il ne faut absolument pas en consommer. Dans tous les cas il convient de ne pas en abuser car c’est avant tout un sucrant équivalent du sucre.

Pamplemousse, pas pour tous !

Je me rends compte que certaines informations importantes n’arrivent pas jusqu’aux personnes concernées, je fais donc ici une petite info rapide sur la consommation de pamplemousse et son jus.

Ce que nous appelons pamplemousse est en fait un pomelo, on le consomme et on nous le recommande car il est riche en antioxydants et en vitamines cependant cette variété d’agrume agit comme un inhibiteur enzymatique et ne doit pas être consommée par les personnes prenant certains médicaments.

C’est quoi un inhibiteur enzymatique ?

Cela signifie que le pomelo agit sur certaines enzymes du corps humain qui permettent de transformer (« métaboliser ») les médicaments au niveau de l’intestin et au niveau du foie. Ces enzymes ne sont alors plus capables de transformer le médicament en vue de son élimination, qui se retrouve en plus grande quantité dans le sang.  Cette accumulation peut entraîner des effets indésirables plus ou moins graves en fonction du médicament et des personnes (il existe une grande variabilité entre individus).

Les composés interagissant avec les médicaments étant plus concentrés dans l’écorce du fruit que dans sa chair, il y a moins de risque à consommer le fruit ou un jus de fruit pressé maison qu’un jus de pamplemousse industriel (où l’écorce est pressée en même temps que la chair). L’ingestion d’un seul verre de jus de pamplemousse (environ 250 mL) semble suffisante pour obtenir un effet inhibiteur.

Quels sont les patients concernés ?

Il est déconseillé de consommer du pamplemousse ou du jus de pamplemousse avec :

  • certains médicaments contre le cholestérol (atorvastatine, simvastatine)
  • les immunosuppresseurs ou médicaments anti-rejet prescrits après une greffe (ciclosporine, tacrolimus, sirolimus, everolimus, temsirolimus)
  • certains médicaments de cardiologie (lercanidipine, dronédarone, ivabradine, aliskiren, vérapamil, ticagrélor)
  • certains antidépresseurs (sertraline) ou anxiolytiques (buspirone)
  • certains médicaments anti-cancéreux (régorafénib)
  • certains médicaments des troubles de l’érection (avanafil, vardénafil)
  • la carbamazépine (anti-épileptique pouvant être utilisé dans le traitement des névralgies faciales)
  • l’halofantrine (médicament contre le paludisme)

En revanche, il n’a pas été montré d’interaction cliniquement significative entre pamplemousse et pilule contraceptive ou avec les antibiotiques.

Dans certains cas, plus rares, d’autres mécanismes sont à l’origine d’interactions entre le pamplemousse et les médicaments, au niveau de l’absorption intestinale et c’est alors une diminution de l’effet de certains médicaments que l’on peut observer.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.

Pesticides : quels végétaux contiennent le plus de résidus ?

L’association Générations Futures a analysé les résidus de pesticides dans les fruits et légumes en France entre 2012 et 2017 d’après les données de DGCCRF et calculé les taux de contamination par les résidus de pesticides des principaux fruits et légumes durant cette période, ainsi que les pourcentages de dépassement de limites maximales en résidu (LMR). Le résumé de cette étude est traduit par les graphes suivants :

On retiendra donc que les fruits contenant le plus de résidus de pesticides sont : cerise, clémentine, raisin, nectarine, fraise, pomme, abricot, poire.

Les légumes contenant le plus de résidus de pesticides sont : céleri, herbes fraîches dont épinards, laitue, endives, poivron, carotte, tomate.

Dans tous les cas il est indispensable de bien rincer vos fruits et légumes (mêmes bios) avant de les consommer, et pour ceux qui viennent d’être cités il est recommandé de les éplucher. Quand il n’est pas possible de les éplucher (fraises, cerises, tomates, salade..) les choisir bio ou les faire tremper avec du bicarbonate alimentaire (1 à 2 cas par litre d’eau) pendant 15 minutes puis les rincer, cela atténue grandement la quantité de pesticides résiduels. A savoir que pour les végétaux dont la peau est fine ou ceux qui ne s’épluchent pas (salade…) les pesticides migrent dans le végétal lui même d’où la préconisation de les choisir bio ou issus d’une agriculture raisonnée de proximité.

C’est quoi un aliment ultra transformé ?

Dans les années 1980, démarre la transition des aliments industriels aux aliments ultratransformés. Cette étape traduit une artificialisation croissante de notre alimentation : les aliments contiennent de plus en plus d’ingrédients ou d’additifs artificiels. Cette transition est concomitante de l’explosion des maladies chroniques (diabète, HTA, MCV, obésité…).

Les aliments ultratransformés sont caractérisés dans leur formulation par « l’ajout d’ingrédients et/ou additifs cosmétiques à usage principalement industriel – et ayant subi un procédé de transformation excessif – pour imiter, exacerber ou restaurer des propriétés sensorielles (arômes, texture, goût et couleur). Il peut aussi s’agir d’un procédé industriel drastique et pénalisant appliqué directement à l’aliment comme la cuisson-extrusion ou le soufflage ».

Autrement dit, on ajoute des texturants, colorants, exhausteurs de goût et arômes d’usage principalement industriel. Ces substances visent notamment à exacerber la sensorialité de l’aliment : goût, odeur, texture, aspect… Elles peuvent aussi servir à limiter les quantités de « vrais » aliments (ou d’aliments nobles) à intégrer, pour diminuer les coûts. Enfin, les fabricants cherchent parfois à masquer des couleurs et goûts indésirables. On y trouve des composés artificiels étrangers à l’organisme dont on sait peu de choses quant à leurs effets sur la santé à long terme. Il peut s’agir de certains additifs (colorants et émulsifiants, entre autres), composés néoformés, arômes artificiels, ingrédients ultratransformés types sucre inverti, sirop de fructose, protéines isolées/hydrolysées…

Les aliments ultra transformés (AUT) ont, en moyenne, une qualité nutritionnelle plus faible que les autres aliments. Ils sont en effet souvent non seulement plus énergétiques, plus riches en sel, sucre et acides gras saturés, mais également plus pauvres en fibres et en vitamines, et ils pousseraient à manger davantage.

Un décès sur cinq dans le monde est dû à une mauvaise alimentation.

Plusieurs facteurs sont probablement impliqués : pollution, modes de vie de plus en plus sédentaires, mais une alimentation déséquilibrée reste le facteur principal de nos maladies chroniques ainsi que de l’augmentation de la mortalité précoce. Ainsi un décès sur cinq dans le monde est lié à une mauvaise alimentation, et deux décès précoces sur trois sont liés à une maladie chronique non transmissible (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers…).

Pourquoi transformer les aliments ?

L’exacerbation de la sensorialité des aliments est très rentable car l’acte d’achat se fait d’abord par les propriétés sensorielles de l’aliment et son apparence, avant sa qualité santé, qui ne se perçoit que sur le plus long terme.

Les qualités organoleptiques exacerbées des aliments ultratransformés ont deux conséquences très rentables : on peut continuer à les consommer alors qu’on n’a plus faim (le plaisir l’emporte sur la satiété), et on aura envie de le racheter. Si vous vous y habituez très jeune, alors il est probable que vous deveniez un client à vie de ces aliments. Il est en effet très difficile de revenir aux goûts plus subtils des vrais aliments, qui paraissent fades, mais cela n’est pas impossible, surtout si l’on est accompagné par une diététicienne, c’est un peu comme lorsqu’on arrête de fumer il faut un temps pour retrouver le goût du vrai.

Si les caractéristiques des aliments ultratransformés favorisent leur consommation, le marketing n’est pas en reste. Ces produits peuvent parfois compter sur des emballages très attractifs et colorés, des promotions, des portions individualisées. Des listes d’ingrédients à rallonge, dont les noms sont inconnus du plus grand nombre, entretiennent aussi une certaine opacité.

Dans les supermarchés, ces aliments représentent environ 50 % de tous les aliments et environ 70 % des aliments étiquetés-emballés. Il ne faut toutefois pas imaginer que les aliments ultratransformés ne concernent que la malbouffe. Certains aliments présentés comme « sains » (tels que les produits allégés, sans gluten, bio, végan, enrichis en fibres/minéraux/vitamines…) sont aussi ultratransformés. En magasins bio, ils peuvent constituer jusqu’à 26 % du caddie. D’où la difficulté de les identifier.

Une consommation régulière/excessive de ces aliments est associée à des risques accrus de mortalité, surpoids, adiposité, obésité, syndrome métabolique, hypertension, dyslipidémie, maladies cardiovasculaires, cancers, syndrome de l’intestin irritable et dyspepsie fonctionnelle, et symptômes dépressifs.

Inversement consommer davantage d’aliments pas/peu transformé est protecteur, comme en témoignent de nombreux régimes sur la planète riches en aliments peu transformés : Okinawa, Nordique/Baltique, Méditerranéen…

De ce dernier constat découle la règle des 3V (dont vous avez peut être entendu parler) pour une meilleure santé manger :

  • Végétal en augmentant la consommation d’aliments d’origine végétale pour atteindre un idéal de 85% pour 15% d’aliments d’origine animale.
  • Vrai en limitant au maximum la consommation d’aliments ultra transformés
  • Varié, local, de saison et si possible bio en consommant tous les groupes d’aliments (fruits, légumes, légumineuses, céréales, graines oléagineuses, produits laitiers, viandes, œufs, crustacés et poissons) afin de couvrir un large spectre de macro et micronutriments protecteurs naturellement présents, tels que fibres, protéines, vitamines, minéraux, antioxydants, anti-inflammatoires… qui aident à maintenir un bon état de santé et à prévenir le développement de certaines maladies.

Pour cela, je peux vous accompagner dans l’analyse de vos habitudes alimentaires actuelles, dans l’apprentissage du déchiffrage des étiquettes afin de vous rendre autonome dans le choix de vos aliments, vous donner des idées recettes et méthodes d’organisation pour manger vrai au quotidien…

Troubles gastro-intestinaux du sportif.

En particulier dans le sport d’endurance (mais pas que), les athlètes souffrent souvent à l’effort de symptômes tels que nausées, points de côté, reflux, vomissement, douleurs abdominales ou encore «diarrhée du coureur». Cela ne concerne pas que les sportifs de haut niveau, tout pratiquant qui prépare ou réalise une épreuve d’endurance (course à pied, vélo, triathlon…) peut être sujet à ces troubles. Les troubles digestifs au cours de l’effort touchent près de 50% des sportifs et peuvent atteindre 70% chez les coureurs de fond voire 90% des athlètes ultra-endurants mais le sujet reste souvent tabou; pourtant ces troubles ne doivent pas être pris à la légère et peuvent avoir de lourdes conséquences sur le long terme. 

L’intensité de l’effort physique joue probablement le rôle le plus important. En effet, tout effort supérieur à 70% de la VO2max réduit le flux sanguin dans le territoire splanchnique (intestinal) de l’ordre de 80% au bénéfice de l’irrigation des muscles et de la peau. Prise isolément, cette diminution du flux sanguin est généralement bien tolérée puisque l’intestin peut tolérer une réduction de 75% de l’apport sanguin pendant douze heures sans aucun dommage histologique important. Cependant, cette hypoxie intestinale peut être la cause d’une dysfonction de la muqueuse intestinale qui se manifeste par une malabsorption ou par une irritation mécanique pouvant être à l’origine de lésions érosives puis de saignements (méléna). Sur le long terme cela peut conduire à des tendinites à répétition, des douleurs chroniques, des allergies, des intolérances alimentaires, une malabsorption voire des problèmes plus graves comme des nécroses ou des infarctus mésentériques. Prendre soin de votre muqueuse intestinale est donc important autant en prévention qu’en réparation.

Les erreurs alimentaires sont également responsables de troubles gastro-intestinaux. La déshydratation, liée à un apport hydrique insuffisant, va exacerber les symptômes. On voit beaucoup de sportifs commencer à s’hydrater trop tard sur les épreuves. Les fibres alimentaires et les produits renfermant des concentrations très élevées de glucides, tels que les boissons énergétiques ou les gels, provoquent un gradient osmotique élevé avec un passage de l’eau dans le tractus gastro-intestinal et donc une diarrhée. Le choix de la boisson avant et pendant l’effort est donc essentiel.

Pour des soucis de minceur et/ou de performance, de nombreux sportifs excluent sans distinction les graisses de leur alimentation. Or, les acides gras assurent des fonctions de première importance en ce qui concerne l’équilibre digestif. S’ils sont d’importants pourvoyeurs d’énergie notamment lors des efforts de longue durée, ils sont également primordiaux pour lutter contre l’inflammation et renforcer les défenses immunitaires. Un apport adapté à vos besoins avec une répartition spécifique des acides gras est capitale autant pour la performance que pour votre état de santé.

Puisque l’hyperperméabilité intestinale crée des intolérances ou sensibilités alimentaires, le sportif gagnera à connaître les aliments qui lui provoquent des désagréments, dans un premier temps une éviction temporaire peut être nécessaire, le temps de la réparation de la muqueuse intestinale, avant une réintroduction progressive . Il ne s’agit en aucun cas de bannir définitivement tout un groupe d’aliment, on observe trop fréquemment des sportifs ayant éliminé plusieurs aliments depuis trop longtemps ce qui accentue la dysbiose présente et peut créer des déséquilibres nutritionnels voire des carences.

Ne laissez pas ces troubles gâcher votre quotidien, diminuer votre performance ou votre pratique, ne les négligez pas non plus, pensez à votre santé, je suis formée à la nutrition et micronutrition du sportif et je peux vous accompagner à mettre en place tous les éléments qui viennent d’être exposés :

  • une prise en charge nutritionnelle complète et personnalisée selon le sport pratiqué, votre niveau de pratique, la fréquence d’entraînement et/ou la préparation d’épreuves incluant le calcul des apports optimisés pour chaque période,
  • une stratégie nutrithérapeutique (alimentation et hydratation) avant, pendant et après l’effort quelque soit votre niveau de pratique,
  • des conseils sur le choix des boissons et aliments de l’effort.

Ce n’est pas parce qu’on mange bio qu’on mange bien !

Dans l’esprit commun consommer bio est une démarche santé, en mangeant bio nous avons l’impression de ne consommer que des aliments bons pour nous mais attention cela n’est pas toujours le cas.

Le bio est un label certifiant que le produit a été élaboré dans le respect de l’environnement et avec des composants végétaux issus de l’agriculture biologique mais ne garantit aucunement l’impact bénéfique du produit final sur la santé.

Dans l’industrie agroalimentaire « classique » les fabricants peuvent utiliser 320 additifs alimentaires dont bon nombre sont désormais démontrés néfastes pour notre santé. 

On s’imagine implicitement qu’en filière bio on n’utilise pas ce genre de produits, en fait si, une cinquantaine de ces additifs sont autorisés en filière bio sous couvert qu’ils sont d’origine naturelle. Encore une fois un raccourci bien pratique entre produit d’origine naturelle et innocuité. Pour rappel tout ce qui provient de la nature n’est pas sans danger à consommer : certaines plantes (muguet, laurier rose), baies (gui , belladone) ou champignons sont mortels. De la même façon parmi cette cinquantaine d’additifs autorisés en bio certains sont controversés comme les carraghénanes (E407) et le nitrite de sodium (E250).

Un exemple vraiment parlant : les jus végétaux préconisés en remplacement du lait animal, notamment pour lutter contre son effet pro inflammatoire,  contiennent des carraghénanes (utilisés comme agent texturant) dont le rôle inflammatoire sur l’intestin a été prouvé, certaines études les relient même à un possible pouvoir cancérigène. Donc finalement le produit de substitution a le même effet négatif sur la muqueuse intestinale que l’aliment incriminé au départ; à moins, bien entendu, de faire soi-même son jus végétal auquel cas il n’y aura pas d’additif et donc l’effet recherché sera atteint.

Quand aux pesticides que l’on suppose absents des produits bio ce n’est pas vrai à tous les coups, en effet, le label bio est basé sur une charte référençant les produits phytosanitaires utilisables et leurs quantités autorisées; les produits bio non UE sont supposés être contrôlés à leur entrée mais on ne peut pas contrôler tout, tous les jours, on peut aussi ne pas rechercher dans un contrôle un produit en particulier car il n’est pas supposé être employé et on se retrouve parfois lors d’un contrôle inopiné avec une contamination importante comme actuellement avec le sésame d’origine indienne contaminé à l’oxyde d’éthylène dont j’ai publié le rappel de produits sur ma page Facebook.

Il faut donc bien comprendre que le label bio ne suffit pas à lui seul à garantir une alimentation saine et qu’un produit transformé ou ultratransformé même bio n’est pas le meilleur choix alimentaire. Car tous les produits équivalents bio de nuggets, cordon bleus etc… sont des produits transformés voire ultratransformés même s’ils étiquetés bio et ne sont donc pas plus recommandés que leur équivalent non bio.

En revanche, en matière de produits bruts (fruits, légumes, céréales, légumineuses…) le choix de la filière bio prend tout son sens et peut alors être garante d’une alimentation à visée santé. Le meilleur choix santé est donc de cuisiner soi-même le maximum de choses afin de limiter notre exposition aux additifs, sans parler des sucres et graisses cachés etc….

Je peux vous apprendre à faire les bons choix, à remplacer certains produits par des alternatives “maison” tout en restant dans des recettes simples et faciles compatibles avec votre quotidien, je suis là pour vous accompagner si vous voulez vous lancer.

Inflammation chronique, maladies inflammatoires et diététique.

L’inflammation ou réaction inflammatoire est un mécanisme naturel qui va se mettre en place quand l’organisme subit une agression : chimique, toxique, microbienne, traumatique, environnementale, etc. La réaction inflammatoire est indispensable à l’organisme : elle permet l’élimination des agresseurs et assure la réparation des lésions. Elle s’arrête lorsque les agressions disparaissent. Si l’inflammation n’est pas contrôlée, l’inflammation devient chronique. Comme tout autre processus physiologique, l’efficacité du processus inflammatoire est dépendante d’une fine régulation de son intensité et de sa durée. En effet, une inflammation de trop longue durée ou trop intense pourrait avoir des effets délétères sur l’organe où elle siège et potentiellement entraver sa fonction.

Une maladie inflammatoire se définit par une inflammation persistante, chronique d’un ou de plusieurs organes. Les maladies inflammatoires peuvent toucher la plupart des organes et tissus du corps humain : système digestif, système nerveux, épiderme, articulations… Beaucoup de maladies inflammatoires sont secondaires à un dysfonctionnement de notre système immunitaire qui n’est plus régulé et se met à travailler en permanence, même en l’absence d’agression.

Du point de vue chimique, la phase initiale de la réaction inflammatoire est entre autres caractérisée par la synthèse de dérivés de l’acide arachidonique tels que les prostaglandines et les leucotriènes, vous avez peut-être entendu parler des prostaglandines… Ce sont des médiateurs de l’inflammation. Avez-vous déjà eu une migraine ? La vasodilatation dans le cerveau causant ces affreux maux de tête est due à une prostaglandine. Des douleurs de règles (particulièrement intenses avec l’endométriose) ? Le syndrome prémenstruel ? Tout ceci est dû aux… prostaglandines.

Prostaglandines et leucotriènes sont des molécules issues du métabolisme des lipides et plus précisément des acides gras polyinsaturés (AGPI), alors me direz-vous on n’a qu’à supprimer les lipides de notre alimentation ! Mais voilà toutes les familles de macronutriments (protéines, glucides et lipides) sont importantes pour notre organisme malgré les diabolisations périodiques, toutes ont une fonction précise pour notre organisme, il est donc important de couvrir nos besoins dans chacune des familles d’aliments. Ce que nous pouvons faire en revanche c’est adapter nos choix alimentaires pour favoriser ceux qui sont bénéfiques comme les oméga 3 qui ont des vertus anti inflammatoires sans pour autant supprimer totalement les autres familles d’acides gras, il faut établir un équilibre entre les diverses sources lipidiques et notamment les AGPI c’est le ratio oméga 6/oméga 3. Un ratio oméga 6/oméga 3 trop élevé peut non seulement augmenter l’inflammation (qu’elle soit de bas grade – que l’on ne ressent pas – ou bien aigüe), mais aussi accroître le risque de surpoids, obésité, maladies cardiovasculaires et neurodégénératives.

Stress oxydant et inflammation sont deux processus très étroitement liés: les radicaux libres favorisent l’inflammation et l’inflammation engendre la production de radicaux libres. L’alimentation peut vous apporter différents éléments au potentiel antioxydant: certaines vitamines, des minéraux, des caroténoïdes (bêta-carotène, lutéine, lycopène, etc.) et des polyphénols (flavonoïdes, tanins, anthocyanes, etc.). À l’inverse de mauvais choix alimentaires peuvent booster l’inflammation (additifs, aliments ultra transformés etc.).

Si vous souffrez d’une maladie inflammatoire chronique, peut être votre médecin vous a-t-il conseillé de perdre du poids même si vous n’êtes pas en surpoids. Pourquoi perdre du poids et en particulier au niveau du ventre peut soulager vos symptômes ? Les tissus graisseux autour de la taille sont actifs métaboliquement. Ces graisses abdominales libèrent notamment des cytokines pro-inflammatoires, qui augmentent le niveau d’inflammation dans le corps. Être actif et en bonne forme physique atténuerait la production de molécules inflammatoires par les cellules et ne contribuerait donc pas à augmenter l’inflammation.

Adapter son alimentation et maintenir un poids santé peut réellement améliorer votre qualité de vie en diminuant vos symptômes, je peux vous accompagner tout en conservant plaisir de manger et alimentation variée.

Endométriose : comment la nutrition peut soulager vos douleurs.

L’endométriose touche 10 % des femmes, elle se définit par la formation de tissu endométrial en dehors de l’utérus : sur les ovaires, les trompes, les ligaments suspenseurs de l’utérus, l’extérieur de l’utérus, les intestins, la vessie. 

L’endométriose peut être asymptomatique, mais la plupart du temps ce sont les douleurs qui constituent le symptôme principal, notamment pendant les règles. L’intensité des douleurs peut varier d’une femme à l’autre; cela peut aller jusqu’à une incapacité de travail. Les relations sexuelles sont souvent douloureuses. Dans tous les cas, la qualité de vie est amoindrie, tant sur le plan physique que psychologique.

De récentes découvertes ont permis de mieux connaître la physiopathologie de l’endométriose impliquant une surexpression de certaines enzymes et protéines (donc un facteur génétique), une angiogenèse, une hyper-oestrogénie et une résistance à la progestérone.

Il est bien sûr impossible d’agir sur les causes génétiques de la maladie, mais il est désormais reconnu que la nutrition peut grandement améliorer la qualité de vie en diminuant les douleurs. En pratique  cela consiste à diminuer l’exposition aux perturbateurs endocriniens, adopter une alimentation anti inflammatoire et parfois supprimer certains aliments lorsque les résultats sont insuffisants avec les mesures précédentes.

Lorsque nous mangeons nous consommons à notre insu des éléments indésirables comme des pesticides, des polluants environnementaux issus de la pétrochimie, ainsi que des additifs qui jouent un rôle dans l’endométriose. Limiter au maximum l’exposition à ces produits et diminuer en parallèle le phénomène inflammatoire en faisant les bons choix alimentaires permet de réduire significativement les douleurs. 

Modifier son alimentation sur le long terme n’est pas toujours facile et ne doit en aucun cas être vécu comme une contrainte ou un combat, une adaptation en douceur est souvent bien plus profitable sur le long terme. Les résultats ne sont pas immédiats et demandent en général 3 mois avant de pouvoir être vraiment remarqués, il faut donc être persévérante et ne pas se décourager. 

Je suis en mesure de vous accompagner dans ce changement et de vous apprendre à prendre soin de vous, à faire les bons choix et à améliorer votre quotidien. Je vous propose une analyse détaillée de vos habitudes actuelles, un plan d’adaptation progressif avec des idées recettes, une éducation nutritionnelle pour vous rendre autonome dans le choix de vos aliments, mais aussi  être là et répondre à vos questions. 

Arthrite : ce que la diététique peut vous apporter.

L’arthrite est une inflammation aiguë ou chronique des articulations. Elle ne désigne pas à proprement parler une pathologie mais un signe clinique associé à de nombreuses maladies articulaires.

Il existe deux grandes catégories : d’un côté, la polyarthrite rhumatoïde et les maladies apparentées (l’arthrite juvénile, la spondylarthrite ankylosante, l’arthrite psoriasique et la goutte), et de l’autre, l’arthrose. Le dénominateur commun à toutes les formes d’arthrite est la douleur articulaire et musculo-squelettique. 

L’arthrite est une maladie auto-immune qui pousse le système immunitaire à s’attaquer aux articulations. Il en résulte une inflammation chronique de la muqueuse des articulations, surtout au niveau des mains et des pieds (polyarthrite rhumatoïde). L’inflammation peut s’étendre jusqu’aux tissus entourant les articulations. L’évolution est progressive, cyclique (alternance de périodes actives de crise et de périodes d’accalmie) et entraîne souvent une déformation des articulations, et à terme, une invalidité. 

La polyarthrite rhumatoïde réfère à une inflammation de la muqueuse de la capsule articulaire (la membrane synoviale). Dans la phase initiale, les articulations touchées sont gonflées, douloureuses, chaudes et sensibles au toucher. Au fur et à mesure de la progression de la maladie, la membrane synoviale libère dans l’articulation des enzymes qui peuvent dissoudre les os et le cartilage. À ce stade, l’articulation peut se déformer, et la douleur devient alors insupportable. On ignore ce qui déclenche la polyarthrite rhumatoïde, de même que le facteur qui détermine la rémission ou le déclenchement d’une poussée de la maladie. 

La goutte est une forme particulière d’arthrite. Elle touche près de 2 % de la population, et plus particulièrement les hommes. La goutte engendre des crises de douleur à une ou plusieurs articulations. Toutes les articulations peuvent être touchées, mais il s’agit, le plus souvent, de celle du gros orteil. L’articulation devient rouge violacée et gonflée. Un taux anormalement élevé d’acide urique dans le sang est à l’origine de la goutte. Il résulte d’une élimination insuffisante de l’acide urique dans l’urine ou d’une synthèse accrue de purines, ses précurseurs. L’acide urique est un déchet métabolique normal du corps, mais lorsqu’il y a un surplus (hyperuricémie), celui-ci se dépose sous forme de cristaux au niveau des articulations. Ces dépôts déclenchent des réactions inflammatoires. 

L’arthrose, quant à elle, est causée par la désintégration du tissu qui recouvre et protège les extrémités des os. Ceux-ci se frottent alors les uns contre les autres, entraînant un dysfonctionnement, une perte de mobilité de l’articulation et une sensation de douleur. 

L’arthrite touche plus particulièrement les femmes, mais les causes sont encore inconnues, et la maladie peut survenir à tout âge. À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement curatif. Cependant, les personnes souffrant d’arthrite peuvent être soulagées grâce à une médication adaptée, des exercices ciblés et des techniques de protection des articulations. Par ailleurs, de nombreuses études scientifiques font état du rôle de l’alimentation dans la prévention de la progression de la maladie et dans la diminution de l’inflammation. 

La diminution du tour de taille et le maintien d’un poids santé grâce à une alimentation équilibrée et à la pratique régulière d’activités physiques sont des aspects importants de la prise en charge de la maladie. 

En diminuant votre poids, vous réduirez la pression qui s’exerce sur vos articulations. Une perte de poids, même minime, peut réduire considérablement la douleur. 

Je peux vous aider à mettre en place un régime alimentaire à visée anti-inflammatoire, à perdre du poids si cela est nécessaire, à faire les bons choix d’aliments lorsque vous n’êtes pas chez vous…