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Inflammation chronique, maladies inflammatoires et diététique.

L’inflammation ou réaction inflammatoire est un mécanisme naturel qui va se mettre en place quand l’organisme subit une agression : chimique, toxique, microbienne, traumatique, environnementale, etc. La réaction inflammatoire est indispensable à l’organisme : elle permet l’élimination des agresseurs et assure la réparation des lésions. Elle s’arrête lorsque les agressions disparaissent. Si l’inflammation n’est pas contrôlée, l’inflammation devient chronique. Comme tout autre processus physiologique, l’efficacité du processus inflammatoire est dépendante d’une fine régulation de son intensité et de sa durée. En effet, une inflammation de trop longue durée ou trop intense pourrait avoir des effets délétères sur l’organe où elle siège et potentiellement entraver sa fonction.

Une maladie inflammatoire se définit par une inflammation persistante, chronique d’un ou de plusieurs organes. Les maladies inflammatoires peuvent toucher la plupart des organes et tissus du corps humain : système digestif, système nerveux, épiderme, articulations… Beaucoup de maladies inflammatoires sont secondaires à un dysfonctionnement de notre système immunitaire qui n’est plus régulé et se met à travailler en permanence, même en l’absence d’agression.

Du point de vue chimique, la phase initiale de la réaction inflammatoire est entre autres caractérisée par la synthèse de dérivés de l’acide arachidonique tels que les prostaglandines et les leucotriènes, vous avez peut-être entendu parler des prostaglandines… Ce sont des médiateurs de l’inflammation. Avez-vous déjà eu une migraine ? La vasodilatation dans le cerveau causant ces affreux maux de tête est due à une prostaglandine. Des douleurs de règles (particulièrement intenses avec l’endométriose) ? Le syndrome prémenstruel ? Tout ceci est dû aux… prostaglandines.

Prostaglandines et leucotriènes sont des molécules issues du métabolisme des lipides et plus précisément des acides gras polyinsaturés (AGPI), alors me direz-vous on n’a qu’à supprimer les lipides de notre alimentation ! Mais voilà toutes les familles de macronutriments (protéines, glucides et lipides) sont importantes pour notre organisme malgré les diabolisations périodiques, toutes ont une fonction précise pour notre organisme, il est donc important de couvrir nos besoins dans chacune des familles d’aliments. Ce que nous pouvons faire en revanche c’est adapter nos choix alimentaires pour favoriser ceux qui sont bénéfiques comme les oméga 3 qui ont des vertus anti inflammatoires sans pour autant supprimer totalement les autres familles d’acides gras, il faut établir un équilibre entre les diverses sources lipidiques et notamment les AGPI c’est le ratio oméga 6/oméga 3. Un ratio oméga 6/oméga 3 trop élevé peut non seulement augmenter l’inflammation (qu’elle soit de bas grade – que l’on ne ressent pas – ou bien aigüe), mais aussi accroître le risque de surpoids, obésité, maladies cardiovasculaires et neurodégénératives.

Stress oxydant et inflammation sont deux processus très étroitement liés: les radicaux libres favorisent l’inflammation et l’inflammation engendre la production de radicaux libres. L’alimentation peut vous apporter différents éléments au potentiel antioxydant: certaines vitamines, des minéraux, des caroténoïdes (bêta-carotène, lutéine, lycopène, etc.) et des polyphénols (flavonoïdes, tanins, anthocyanes, etc.). À l’inverse de mauvais choix alimentaires peuvent booster l’inflammation (additifs, aliments ultra transformés etc.).

Si vous souffrez d’une maladie inflammatoire chronique, peut être votre médecin vous a-t-il conseillé de perdre du poids même si vous n’êtes pas en surpoids. Pourquoi perdre du poids et en particulier au niveau du ventre peut soulager vos symptômes ? Les tissus graisseux autour de la taille sont actifs métaboliquement. Ces graisses abdominales libèrent notamment des cytokines pro-inflammatoires, qui augmentent le niveau d’inflammation dans le corps. Être actif et en bonne forme physique atténuerait la production de molécules inflammatoires par les cellules et ne contribuerait donc pas à augmenter l’inflammation.

Adapter son alimentation et maintenir un poids santé peut réellement améliorer votre qualité de vie en diminuant vos symptômes, je peux vous accompagner tout en conservant plaisir de manger et alimentation variée.

Endométriose : comment la nutrition peut soulager vos douleurs.

L’endométriose touche 10 % des femmes, elle se définit par la formation de tissu endométrial en dehors de l’utérus : sur les ovaires, les trompes, les ligaments suspenseurs de l’utérus, l’extérieur de l’utérus, les intestins, la vessie. 

L’endométriose peut être asymptomatique, mais la plupart du temps ce sont les douleurs qui constituent le symptôme principal, notamment pendant les règles. L’intensité des douleurs peut varier d’une femme à l’autre; cela peut aller jusqu’à une incapacité de travail. Les relations sexuelles sont souvent douloureuses. Dans tous les cas, la qualité de vie est amoindrie, tant sur le plan physique que psychologique.

De récentes découvertes ont permis de mieux connaître la physiopathologie de l’endométriose impliquant une surexpression de certaines enzymes et protéines (donc un facteur génétique), une angiogenèse, une hyper-oestrogénie et une résistance à la progestérone.

Il est bien sûr impossible d’agir sur les causes génétiques de la maladie, mais il est désormais reconnu que la nutrition peut grandement améliorer la qualité de vie en diminuant les douleurs. En pratique  cela consiste à diminuer l’exposition aux perturbateurs endocriniens, adopter une alimentation anti inflammatoire et parfois supprimer certains aliments lorsque les résultats sont insuffisants avec les mesures précédentes.

Lorsque nous mangeons nous consommons à notre insu des éléments indésirables comme des pesticides, des polluants environnementaux issus de la pétrochimie, ainsi que des additifs qui jouent un rôle dans l’endométriose. Limiter au maximum l’exposition à ces produits et diminuer en parallèle le phénomène inflammatoire en faisant les bons choix alimentaires permet de réduire significativement les douleurs. 

Modifier son alimentation sur le long terme n’est pas toujours facile et ne doit en aucun cas être vécu comme une contrainte ou un combat, une adaptation en douceur est souvent bien plus profitable sur le long terme. Les résultats ne sont pas immédiats et demandent en général 3 mois avant de pouvoir être vraiment remarqués, il faut donc être persévérante et ne pas se décourager. 

Je suis en mesure de vous accompagner dans ce changement et de vous apprendre à prendre soin de vous, à faire les bons choix et à améliorer votre quotidien. Je vous propose une analyse détaillée de vos habitudes actuelles, un plan d’adaptation progressif avec des idées recettes, une éducation nutritionnelle pour vous rendre autonome dans le choix de vos aliments, mais aussi  être là et répondre à vos questions. 

Arthrite : ce que la diététique peut vous apporter.

L’arthrite est une inflammation aiguë ou chronique des articulations. Elle ne désigne pas à proprement parler une pathologie mais un signe clinique associé à de nombreuses maladies articulaires.

Il existe deux grandes catégories : d’un côté, la polyarthrite rhumatoïde et les maladies apparentées (l’arthrite juvénile, la spondylarthrite ankylosante, l’arthrite psoriasique et la goutte), et de l’autre, l’arthrose. Le dénominateur commun à toutes les formes d’arthrite est la douleur articulaire et musculo-squelettique. 

L’arthrite est une maladie auto-immune qui pousse le système immunitaire à s’attaquer aux articulations. Il en résulte une inflammation chronique de la muqueuse des articulations, surtout au niveau des mains et des pieds (polyarthrite rhumatoïde). L’inflammation peut s’étendre jusqu’aux tissus entourant les articulations. L’évolution est progressive, cyclique (alternance de périodes actives de crise et de périodes d’accalmie) et entraîne souvent une déformation des articulations, et à terme, une invalidité. 

La polyarthrite rhumatoïde réfère à une inflammation de la muqueuse de la capsule articulaire (la membrane synoviale). Dans la phase initiale, les articulations touchées sont gonflées, douloureuses, chaudes et sensibles au toucher. Au fur et à mesure de la progression de la maladie, la membrane synoviale libère dans l’articulation des enzymes qui peuvent dissoudre les os et le cartilage. À ce stade, l’articulation peut se déformer, et la douleur devient alors insupportable. On ignore ce qui déclenche la polyarthrite rhumatoïde, de même que le facteur qui détermine la rémission ou le déclenchement d’une poussée de la maladie. 

La goutte est une forme particulière d’arthrite. Elle touche près de 2 % de la population, et plus particulièrement les hommes. La goutte engendre des crises de douleur à une ou plusieurs articulations. Toutes les articulations peuvent être touchées, mais il s’agit, le plus souvent, de celle du gros orteil. L’articulation devient rouge violacée et gonflée. Un taux anormalement élevé d’acide urique dans le sang est à l’origine de la goutte. Il résulte d’une élimination insuffisante de l’acide urique dans l’urine ou d’une synthèse accrue de purines, ses précurseurs. L’acide urique est un déchet métabolique normal du corps, mais lorsqu’il y a un surplus (hyperuricémie), celui-ci se dépose sous forme de cristaux au niveau des articulations. Ces dépôts déclenchent des réactions inflammatoires. 

L’arthrose, quant à elle, est causée par la désintégration du tissu qui recouvre et protège les extrémités des os. Ceux-ci se frottent alors les uns contre les autres, entraînant un dysfonctionnement, une perte de mobilité de l’articulation et une sensation de douleur. 

L’arthrite touche plus particulièrement les femmes, mais les causes sont encore inconnues, et la maladie peut survenir à tout âge. À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement curatif. Cependant, les personnes souffrant d’arthrite peuvent être soulagées grâce à une médication adaptée, des exercices ciblés et des techniques de protection des articulations. Par ailleurs, de nombreuses études scientifiques font état du rôle de l’alimentation dans la prévention de la progression de la maladie et dans la diminution de l’inflammation. 

La diminution du tour de taille et le maintien d’un poids santé grâce à une alimentation équilibrée et à la pratique régulière d’activités physiques sont des aspects importants de la prise en charge de la maladie. 

En diminuant votre poids, vous réduirez la pression qui s’exerce sur vos articulations. Une perte de poids, même minime, peut réduire considérablement la douleur. 

Je peux vous aider à mettre en place un régime alimentaire à visée anti-inflammatoire, à perdre du poids si cela est nécessaire, à faire les bons choix d’aliments lorsque vous n’êtes pas chez vous…

TDAH et diététique

Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité est un trouble neurodéveloppemental complexe touchant les enfants qui n’est en aucun cas lié à l’éducation, les causes exactes de ce trouble ne sont pas encore totalement élucidées mais on sait que l’une des causes est une mauvaise transmission de l’information des synapses au cerveau. Ce dysfonctionnement serait causé en partie par une déficience en certains neurotransmetteurs.

En dehors du traitement médical, il est aujourd’hui admis qu’une bonne hygiène de vie et de saines habitudes alimentaires permettent d’atténuer les symptômes du TDAH.

L’efficacité des régimes d’évitement ou d’éviction d’aliments au potentiel allergène (oeuf, lait, blé, chocolat, noix) n’a pas été prouvé scientifiquement et peut engendrer des carences nutritionnelles. En l’absence d’intolérance ou d’allergie il est déconseillé d’éliminer certains aliments sans suivi nutritionnel ou médical.

Le TDAH est à l’origine de comportements qui nuisent à l’équilibre alimentaire et rendent difficile l’atteinte des besoins nutritionnels. Certains enfants ont peu d’appétit, d’autres ont du mal à reconnaître la faim, d’autres oublient de manger en raison de leur activité perpétuelle…. On rencontre une forte impulsivité alimentaire qui poussent les enfants à manger des aliments généralement peu nutritifs, certains vont manger en moins de 5 minutes et d’autres vont s’éterniser à table, chaque enfant réagit différemment.

Si ces comportements ne sont pas contrés, l’alimentation peut rapidement être déséquilibrée et induire une carence en nutriments essentiels qui va nuire au bon fonctionnement et au développement cérébral exacerbant ainsi les symptômes du TDAH et alimentant un cercle vicieux…

Les difficultés à surmonter du point de vue alimentaire sont : les troubles de l’appétit, l’impulsivité alimentaire, la sélectivité, l’opposition et l’agitation au moment des repas.

Les recommandations nutritionnelles générales pour atténuer les symptômes du TDAH sont : tendre vers un régime méditerranéen, miser sur une alimentation colorée, faire les bons choix de matières grasses, entretenir un microbiote de qualité, limiter sans interdire les bonbons et produits sucrés, établir une bonne relation avec l’alimentation.

En complément de la prise en charge pluridisciplinaire de votre enfant, je peux vous accompagner, vous parent, pour apprendre à faire les bons choix alimentaires, vous aider à trouver des solutions concernant le refus de certains aliments ou l’attirance pour certains autres qu’il faudrait limiter, vous proposer des astuces et des recettes…